UNE HISTOIRE COMMUNE

Pour répondre à l’extension de la ville en dehors des murs, des paroisses sont créées à Plainpalais et aux Eaux-Vives dans les années 1840.

A partir de 1944 de nouvelles paroisses sont créées dans de nouveaux quartiers, si bien qu’on en compte sept en 1956. Une quarantaine d’années plus tard, à partir de 1991, c’est le temps de la rationalisation. Les Acacias, puis Jonction et Roseraie fusionnent avec Plainpalais, pour former la paroisse de l’Arve. Champel et Malagnou fusionnent en 2000.

Ces 180 ans d’histoire montrent que notre Église a su s’adapter à la réalité du terrain, déployer ou regrouper ses forces afin de poursuivre sa mission.

 

TROIS PAROISSES QUI SE RESSEMBLENT

Les membres des trois paroisses sont plutôt âgés, attirer des jeunes ainsi que des bénévoles reste un défi.

Arve

La paroisse n’a plus de lieu de culte propre, depuis que le temple de Plainpalais a été affecté aux ministères pour la jeunesse de notre Eglise. Elle célèbre maintenant ses cultes au temple des Eaux-Vives, mais elle garde son centre paroissial de la rue de Carouge.

3’050 membres, 120 donateurs,

40 fidèles aux cultes en moyenne

Champel-Malagnou

La paroisse a deux centres paroissiaux, Champel et Malagnou, où les cultes dominicaux sont célébrés alternativement tous les dimanches.

3’150 membres, 220 donateurs,

44 fidèles aux cultes en moyenne

Eaux-Vives

La paroisse a un temple où des cultes sont à présent célébrés tous les dimanches, alternativement par les paroisses de l’Arve et des Eaux-Vives. La maison de paroisse est contigüe au temple.

2’440 membres, 150 donateurs,

25 fidèles aux cultes en moyenne

Une situation financière saine

Chacune des trois paroisses est propriétaire de biens immobiliers, soit des locaux paroissiaux partiellement loués, soit des biens de rendement, les temples étant propriété de l’EPG. Les loyers sont une source de revenu importante et stable, ils représentent près de 80% du total des revenus de chaque paroisse.

Aucune des paroisses n’étant endettée, le projet de fusion n’a donc pas été mis sur pied pour pallier des difficultés financières. Regrouper nos paroisses, c’est mettre nos ressources en commun pour un projet de mission plus ambitieux.

 

FUSIONNER, UNE ÉVOLUTION NÉCESSAIRE ?

Actuellement, avec trois pasteurs (soit deux équivalents plein temps, dix en 2000) à cheval sur trois paroisses et dépendant de trois conseils, le fonctionnement est trop lourd, il disperse nos forces et nos ressources. Une année et demie de travail en commun nous ont confortés dans cette opinion.

Un modèle de fédération a aussi été envisagé, mais vite rejeté, car encore plus lourd.

La fusion ne devrait pas modifier la dotation pastorale, ni le risque de fermeture d’un lieu

Ce projet n’est pas imposé par l’Eglise, il a été lancé par les conseils de paroisse de la région, c’est un choix de confiance.

Historique du projet

2017 Projet de fusion des quatre paroisses de la rive gauche, y compris St-Pierre

2018 Projet de fusion des trois paroisses, sans Saint-Pierre, et dès septembre mise en commun de la mission et de la communication

2019 Les aspects juridiques du processus de fusion sont précisés

2020 Vote sur la fusion, voir page 3 calendrier

 

VISION DE LA NOUVELLE PAROISSE

Grâce au regroupement de la gestion financière et immobilière et à un secrétariat centralisé plus efficace, le conseil unique pourra mieux se consacrer à la mission.

La fusion devrait permettre de nouveaux possibles, tout en maintenant l’existant.

Il appartiendra au futur conseil d’organiser la nouvelle paroisse, mais nous proposons déjà quelques pistes.

Le nom

Les conseils de chacune des trois paroisses ont adopté Paroisse protestante Rive gauche.

La mission

Paroisse de proximité dans la région Ville Rive gauche,

elle s’adressera aux communautés actuelles, mais aussi aux

personnes sur le seuil ou éloignées de l’Eglise,

elle collaborera avec Saint-Pierre, l’Espace Fusterie, l’Eglise des

enfants, le Lab, Contact-Jeunes, les paroisses catholiques, etc.

Nous définissons la mission de notre paroisse autour de trois axes,

en précisant certains points.

  • Célébrer
    Maintenir le calendrier des cultes actuel, tout en développant la spécificité cultuelle et liturgique propre à chaque lieu, avec une alternance de cultes traditionnels ou de cultes-événements. Faire aussi appel à des prédicateurs (laïcs) et à des pasteurs retraités.
  • Prendre soin
    Soutenir les communautés actuelles, dynamiser l’accompagnement, suivre les jeunes mariés, les parents des baptisés et les personnes en deuil.
  • Transmettre
    Transmettre nos valeurs chrétiennes et réformées, offrir aux membres de la communauté un approfondissement de leur foi à travers des rencontres et des formations, comme des études bibliques et le catéchisme pour les enfants.

 

UNE ESPÉRANCE TOURNÉE VERS L’AVENIR

Ce projet porte nos espoirs pour un avenir stimulant. Oser ce projet,

c’est nous inscrire de manière durable dans une histoire commencée

il y a 180 ans.